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Issu du labo de Hod Lipson de la Cornell University (USA), cette étoile de mer quadripode, robot d’apparance banale, est en fait une championne de l’adaptation. Elle essaie de "sentir le mouvement" avec tous ses capteurs, et d’apprendre petit à petit, par essai-erreur et reprogrammation, une forme d’autonomie. Elle expérimente tous les moyens de déplacement, sur une patte, sur deux, trois, quatre, à l’envers, afin d’enregistrer quelle est la forme de locomotion la plus efficace pour elle.
Si notre étoile électrique fait une mauvaise rencontre et se fait arracher une patte, qu’importe !
Après quelques essais elle adopte un nouveau mode de déplacement adapté à sa nouvelle physiologie… C’est un des très bons exemples de robots capables de se reprogrammer, en fonction de son environnement. Une capacité essentielle dès qu’un robot doit sortir de son labo et affronter les multiples surprises de notre univers humain.
Le Cornell Computational Synthesis Lab (CCSL)
Des robots plus "humains" pour demain?
Dans un autre genre, George, un robot américain développé par Alan Schultz du Centre de la marine américaine, est capable de jouer à cache-cache. Une aptitude enfantine mais complexe qui illustre une nouvelle tendance dans le monde futuriste de la robotique: essayer de donner aux machines un peu d’humanité et les aider à mieux interagir avec l’homme.
Pour un enfant, ce jeu n’a rien d’extraordinaire, mais pour la robotique il semble ouvrir de nouvelles perspectives. "Nous n’avons fait qu’effleurer la surface", souligne Sebastian Thrun, directeur du Laboratoire d’intelligence artificielle de Stanford, distingué par l’armée américaine pour avoir mis au point une voiture robot capable de conduire elle-même.
Il prédit que dans une décennie, les robots seront utilisés couramment dans le système de santé et que des machines à multiples bras feront le ménage dans les foyers. "Il y aura beaucoup d’appareils personnalisés", dit-il.
Après avoir passé des décennies plongés dans l’univers de l’électronique, certains roboticiens ont fait l’impensable: ils ont mis de côté machines et logiciels pour étudier comment les hommes pensent, travaillent ensemble et communiquent afin d’appliquer leurs observations aux robots.
Ainsi est née la discipline de la recherche sur l’interaction homme-robot, où se distinguent de nombreuses femmes, contrairement aux autres champs de la robotique. On y trouve des sociologues, des linguistes, des médecins et même des spécialistes de l’éthique, qui s’interrogent par exemple sur la pertinence d’installer des robots dans une maison de retraite. AP
Voir aussi "When robots learn social skills", qui était la réponse à un vieux CyberSchmilblick resté en suspend :

technorati tags : robot, jeu, adaptation














novembre 25th, 2006 at 19:39
Salut Jean Rem je crois que le lien pour la vidéo est non valable, ils ‘agit de ligne, de couleurs, rien de vraiment explicie ! Sinon merci pour tes infos insolites.
novembre 25th, 2006 at 19:43
étrange, chez moi ça marche, voici au cas ou la page précédent la vidéo (qui est en wmv) : http://ccsl.mae.cornell.edu/research/selfmodels/