est la réponse à :
Publié dans le journal NewScientist : les super-ordinateurs de la Nasa ont réalisé la meilleure simulation actuelle en 3 D d’une collision entre trous noirs. Black holes distort space-time and emit gravitational waves as they spiral towards each other (Image: Henze/NASA)
Et ci dessous, une image “réelle” de deux trous noirs super massifs tournant l’un autour de l’autre, au centre du groupe de galaxies appelé Abell 400. Une image composite rayons X (bleu) et ondes radio (rose) qui montre des jets de plusieurs millions de degrés émanants des trous noirs. (Nasa)
Je me souviens qu’il y a peu, des physiciens avaient souhaité reproduire un trou noir en laboratoire, soulevant questionnnements dubitatifs des uns et réprobations des autres au nom du principe de précaution. J’ai retrouvé un bout de papier là -dessus :
Des trous noirs en laboratoires, un péril pour la Terre ?
«La machine à big-bang pourrait détruire la terre» titrait l’été dernier le Sunday Times, alimentant un vent de panique né des expérimentations du nouvel accélérateur de particule de Long Island, près de New-York. Leur crainte ? Qu’un minuscule trou noir se forme suite aux collisions entre particules à très haute énergie provoquées par le RHIC (Relativistic Heavy Ion Collider). Il est vrai que le scénario-catastrophe, digne des meilleurs films de science fiction hollywoodiens, a de quoi faire frémir : un mini-trou noir, pas plus gros qu’une tête d’épingle, percerait les parois de l’accélérateur et s’enfoncerait jusqu’au centre de la terre avant de faire de notre planète son plat de résistance. «Recréer un trou noir en laboratoire est une absurdité», s’enflamme Jean-Pierre Luminet, directeur de recherches au CNRS et astrophysicien à l’Observatoire de Meudon, spécialiste incontesté des trous noirs en France. “Cet affolement irrationnel, remettant au goût du jour des peurs ancestrales, a été créé de toutes pièces par une presse avide de sensationnel. Je trouve incroyable que cela ait pu inquiéter le Congrès américain. Non seulement ça n’a pas de sens : jamais les scientifiques ne chercheraient à recréer un trou noir car cela mettrait effectivement la terre en péril. Et, de toute façon, nous n’en serions pas capable car cela met en jeu des énergies que nous ne maîtrisons pas encore.» Compte tenu de notre technologie actuelle, l’accélérateur de particules devrait avoir la taille de notre galaxie pour produire des collisions dix millions de milliards de fois plus puissantes… La fin du monde est donc encore loin.
Cécile Jaurès
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